Affichage des articles dont le libellé est POLITIQUE. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est POLITIQUE. Afficher tous les articles

dimanche 1 juin 2014

INFO : DETTE PUBLIQUE - QU'EST CE QUE C'EST ? QUELLES SONT LES REPONSES POSSIBLES ? UN SYSTEME REPRESENTATIF A BOUT DE SOUFFLE !

Parmi les flux d'informations dont nous sommes destinataires chaque jour par médias interposés, certaines sont à la fois brèves et importantes, c'est à celui qui les reçoit de se faire une opinion.
Régulièrement, je tenterai d'opérer une sélection, parce que moi-même je ressens un besoin de lumière et de clarté sur les questions importantes et parce qu'il est essentiel d'avoir une vision personnelle, politique et citoyenne sur les problèmes majeurs qui se posent aujourd'hui à nos sociétés.

LA DETTE PUBLIQUE DE LA FRANCE

 
Info brute :
dette publique de la France en début mars 2014 
=
1 880 milliards d'euros
 

 
" La dette souveraine constitue le problème de politique publique le plus urgent et le plus difficile que les économies avancées aient à affronter."
Jean Pierre Landau, ancien sous-gouverneur à la Banque de France


Rappel de quelques notions :

  • dette publique, déficit public ?

La dette publique comprend les dettes
- de l'Etat,
- de la sécurité sociale
- et des collectivités territoriales.
La dette est le total des engagements financiers de l’Etat.

Elle résulte du cumul
- des besoins de financement de l’Etat, c’est-à-dire de la différence, année après année, entre ses produits (recettes fiscales, produits de privatisations, etc.)
- et ses charges (dépenses budgétaires, prises de participation, etc.)"

Le déficit public est la différence entre les recettes fiscales et les dépenses publiques, Il inclut dans ces dernières le recours à l'emprunt qui équivaut à un cumul des besoins en capital nouveau, mais aussi en intérêts à payer sur la dette existante.

La question qu'on peut se poser est : qu'est ce que représente une somme de 1880 milliards d'euros ?
Cela représente une dette par Français (tous âges confondus) de 27 870 euros (chiffres de juin 2013.

  • Et les autres pays européens ?
En août 2011, les chiffres étaient les suivants :

Irlande : dette publique de 148 milliards d’euros.
Portugal : dette publique de 160 milliards d’euros.
Grèce : dette publique de 328 milliards d’euros.
Espagne : dette publique de 638 milliards d’euros.
Italie : dette publique de 1843 milliards d’euros.
Allemagne :  dette publique de 2079 milliards d’euros.

La France bien sur n'est donc pas le seul Etat à être concerné par la question de la dette, à s'être endetté sur les marchés financiers nationaux et internationaux.

  • Comment sortir de cette situation ?
 Telle est la question qui est posée à tous les gouvernants d'Europe  (et du monde)aujourd'hui et aux gouvernants français en particulier, mais aussi et surtout à tous les citoyens, à chacun d'entre nous, car derrière les mandats des politiques, il y a les citoyens.
 
Quelles sont les solutions envisageables ?
 
Pour schématiser, aujourd'hui il y a deux types de réponses possibles :
 
- les réponses comptables, économiques et financières (en apparence seulement car elles sont aussi politiques !), comment revenir à un meilleur équilibre en serrant la vis des Français ( tous, une partie seulement) et en réalisant des économies budgétaires pendant des années et des années - cette approche n'est pas acceptable dans la durée car elle génère la récession, un déficit des recettes publiques et en fin de compte une dette qui ne fera que s'accroître au fil des ans... Elle nous conduit droit dans le mur.
 
- des réponses politiques : ... et d'abord, la question de la dette publique est-elle bien posée ? Les chiffres donnés sont ils incontestables, ne cachent-ils pas une situation moins préoccupante ? Ne peut on pas agir différemment en terme de politique monétaire ? Et les créanciers dont à 70% sont des investisseurs non-résidents : qui sont ils ? Ne peut-on pas agir dans cette direction ? Ne peut-on pas sortir la dette des mains des marchés financiers par des politiques volontaristes ? La Banque de France ne peut-elle pas jouer un autre rôle que celui qu'elle joue aujourd'hui ? Ne peut-on pas jouer plus efficacement sur les taux d'intérêt ?
Et en définitive ne peut-on pas remettre en cause la connivence évidente entre les marchés financiers et les politiciens professionnels ?  Il faut redonner le pouvoir aux citoyens et remettre en cause le système représentatif tel qu'il fonctionne aujourd'hui.
Ne peut-on pas mettre en place un système institutionnel plus démocratique ?
Que signifie une démocratie où 57% des citoyens en âge de voter s'abstiennent et notamment une majorité de jeunes ?

L'innovation politique s'impose, cela évitera un retour aux vieilles habitudes protestataires qui risquent de nous conduire on ne sait où ?