A Saigon, il y a bien sûr les
grands hôtels dont j'ai déjà parlé comme le Continental (1880), le Rex, le
Majestic ou le Caravelle et d'autres encore, mais la colonisation française a laissé d'autres
traces, plus pérennes qui constituent des témoignages intéressants de l'architecture civile de cette époque : l'hôtel de Ville, œuvre de l'architecte Paul
Gardès, la Poste Centrale dont la
charpente est l'œuvre de Gustave Eiffel (je ne peux m'empêcher de faire le lien
avec la poste centrale d'Alger), la cathédrale Notre-Dame, construite en
briques rouges de Toulouse, le Théâtre, construit sur le modèle du petit palais de
Paris et enfin le musée de la ville abrité dans les ex-locaux de la Compagnie
des Messageries Maritimes.
. L'Hôtel de Ville
Il fut construit en 1907 par l'architecte français précité et décoré par un certain Ruffier. C'est un bel exemple de l'architecture coloniale.
Il fut construit en 1907 par l'architecte français précité et décoré par un certain Ruffier. C'est un bel exemple de l'architecture coloniale.
(c) G. Morin - Saigon 2007 - ancien Hôtel de Ville
L'hôtel de Ville à l'époque de la colonisation (http://nguyentl.free.fr/html/photo_epoque_sud_p1_fr.htm)
. La poste centrale de Saigon
(c) G. Morin - Saigon 2013 - La poste centrale
A l'époque de la colonisation française, en 1891, l'hôtel des Postes de Saigon a été construit les architectes Alfred Foulhoux et Henri Vildieu.
A noter sur l'édifice le visage de Mercure au dessus de l'horloge, symbole de la communication entre les hommes et les noms des savants de l'époque dans des cartouches sur fond ocre-rouge. On observe également des motifs Cham, des bas-reliefs et des formes néo-baroques ainsi que des décorations typiques de l’architecture de la Troisième République française.
A l'intérieur, l'aménagement ancien a été respecté. Sous l'œil de l'oncle Ho, on peut observer encore une ancienne carte de Cochinchine (Cambodge et Sud Vietnam 1936), avec quelques rectifications, et un plan de la ville de 1892.
(c) G. Morin - Saigon 2007 - La poste centrale vue intérieure
A noter, quelques similitudes entre la poste centrale de Saigon et la gare d'Orsay à Paris.
A noter sur l'édifice le visage de Mercure au dessus de l'horloge, symbole de la communication entre les hommes et les noms des savants de l'époque dans des cartouches sur fond ocre-rouge. On observe également des motifs Cham, des bas-reliefs et des formes néo-baroques ainsi que des décorations typiques de l’architecture de la Troisième République française.
A l'intérieur, l'aménagement ancien a été respecté. Sous l'œil de l'oncle Ho, on peut observer encore une ancienne carte de Cochinchine (Cambodge et Sud Vietnam 1936), avec quelques rectifications, et un plan de la ville de 1892.
(c) G. Morin - Saigon 2007 - La poste centrale vue intérieure
A noter, quelques similitudes entre la poste centrale de Saigon et la gare d'Orsay à Paris.
. La cathédrale Notre Dame
(c) G. Morin - Saigon 2013 - La cathédrale Notre-Dame
La cathédrale Notre Dame de Saigon fut inaugurée par les
autorités religieuses en présence du Gouverneur de Cochinchine Le Myre de
Vilers. La construction a duré trois ans. L'architecte de l'édifice est J.
Bourad.
(c) G. Morin - Saigon 2007 - La cathédrale Notre-Dame
La particularité du bâtiment est le matériau avec lequel
elle a été construite : la brique de Marseille qui lui donne une couleur
rougeâtre assez prononcée. Au départ le projet de l'architecte prévoyait deux
tours en façade, comme à Notre Dame de Paris. Mais en 1895, deux clochers
furent ajoutés sur chacune des deux tours. L'édifice a été conservé
intégralement par le régime communiste.
. Le théâtre
Il est construit en 1900, sur le modèle du Petit Palis de Paris. Il accueille des troupes de théâtre de métropole, pour divertir la classe coloniale de Cochinchine.
L'intérieur comprend un parterre et deux balcons, ce qui permet de disposer en tout de 1800 places. Les architectes ont accordé beaucoup de soin à la construction et à l'aménagement intérieur, l'acoustique, en particulier est excellente.
(c) G. Morin - 2007 Le théâtre de Saigon (Ho Chi Minh ville)
L'entrée du Petit Palais à Paris
. L'ex-bâtiment des Messageries Maritimes
Cet édifice a été inauguré le 4 mars 1863. Il se situe sur le quai de la Maison du Dragon (Bến Nhà Rồng). D'abord appelé siège des Messageries Impériales, c'est le premier édifice construit en dur dans ce quartier de Saigon.
C'est aujourd'hui un musée consacré à Hồ Chí Minh.
. Le théâtre
Il est construit en 1900, sur le modèle du Petit Palis de Paris. Il accueille des troupes de théâtre de métropole, pour divertir la classe coloniale de Cochinchine.
L'intérieur comprend un parterre et deux balcons, ce qui permet de disposer en tout de 1800 places. Les architectes ont accordé beaucoup de soin à la construction et à l'aménagement intérieur, l'acoustique, en particulier est excellente.
(c) G. Morin - 2007 Le théâtre de Saigon (Ho Chi Minh ville)
L'entrée du Petit Palais à Paris
. L'ex-bâtiment des Messageries Maritimes
Cet édifice a été inauguré le 4 mars 1863. Il se situe sur le quai de la Maison du Dragon (Bến Nhà Rồng). D'abord appelé siège des Messageries Impériales, c'est le premier édifice construit en dur dans ce quartier de Saigon.
C'est aujourd'hui un musée consacré à Hồ Chí Minh.
. Le train de nuit pour Da Nang
Après nous être imprégnés une
dernière fois de l'atmosphère unique de Saigon, nous prenons le train de nuit pour Da
Nang. Nous avons choisi le train le plus rapide, néanmoins il nous faudra plus
de 15 heures pour arriver à destination.
Notre compartiment contient
quatre couchettes et pourtant nous serons cinq. Le compartiment voisin est
occupé par une couple d'australiens de notre âge. Ils resteront deux pendant
tout le voyage car ils ont pris la précaution de réserver pour eux-mêmes
les quatre couchettes. Quand on voyage, il faut anticiper! M
ais d'un autre côté cela nous aurait privé de la compagnie de nos trois compagnons de trajet. Un monsieur, distingué, courtois, en retraite comme moi, et d'une bonne humeur incroyable. Pour les deux autres occupants d'un seule couchette, le portrait est moins flatteur. En présence d'étrangers ils se considèrent chez eux et ils vivent leur vie sans se soucier de nous. L'homme franchira au moins vingt fois la porte du couloir en la laissant ouverte à chaque fois, ensuite son téléphone portable sonnera plusieurs fois dans la nuit et à six heures du matin, nous serons réveillés tous les cinq par son alarme. Ils quitteront les lieux tôt dans la matinée.
ais d'un autre côté cela nous aurait privé de la compagnie de nos trois compagnons de trajet. Un monsieur, distingué, courtois, en retraite comme moi, et d'une bonne humeur incroyable. Pour les deux autres occupants d'un seule couchette, le portrait est moins flatteur. En présence d'étrangers ils se considèrent chez eux et ils vivent leur vie sans se soucier de nous. L'homme franchira au moins vingt fois la porte du couloir en la laissant ouverte à chaque fois, ensuite son téléphone portable sonnera plusieurs fois dans la nuit et à six heures du matin, nous serons réveillés tous les cinq par son alarme. Ils quitteront les lieux tôt dans la matinée.
Le problème dans les trains
couchettes au confort sommaire, c'est qu'on ne peut pas vraiment rester assis,
notamment lorsqu'on est sur les couchettes du-dessus. Nous passons donc la dernière
partie du trajet dans le couloir à regarder les yeux ébahis la merveilleuse
campagne vietnamienne avec le vert léger des rizières, le gris bleu du ciel et les taches blanches des
oiseaux posés à même les champs de riz.
(c) G. Morin 2013 - Vue du train Hi Chi Minh - Hanoi





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