mercredi 16 janvier 2013

DEUX AUTRES OEUVRES DE HOPPER


Parmi les autres œuvres d'Hopper, j'en ai choisi deux autres pour lesquelles j'éprouve des sensations particulières.
 
 
La station-service (gas station)



Mon regard est d'abord attiré par les contrastes qu'illustre cette toile.
Contraste entre lumière du jour déclinante et lumière électrique, artificielle, sélective. Dans la profondeur, au dessus des conifères noirs et vert-bleu, un ciel lumineux menacé par quelques nuages annonciateurs des ténèbres, et en premier plan une lumière "humaine" avec ses ombres lumineuses qui se projettent à l'extérieur de la maisonnette en bois, et trois soleils cernés de rouge surmontés d'une enseigne de la marque Mobilgas sur laquelle on devine Pégase.
Le jeu des trois sources de lumière se combine sous le pinceau de Hopper. En haut la lumière bleue du ciel, en bas la lumière rasante qui donne du relief aux trois pompes d'un rouge vif et intense, à la piste où on a du mal à penser qu'une voiture, et a fortiori un camion, puisse venir se garer, à la route étroite et tournante cernée d'herbes fauves, et entre ciel et terre, points d'équilibre s'inscrivant dans la perspective incurvée ces cercles lumineux improbables, qui semblent avoir perdu leur fonction première dans cette univers où toute voiture, tout camion est absente.
Cette combinaison, ou plutôt cette juxtaposition me renvoie à l'idée d'un monde sans finalité, au hasard, à l'absence et finalement à un vide qui transparait derrière ces couleurs très vives accentuées par le jeu violent des ombres et des lumières.
Et puis, évidemment, il y a cet homme qui s'affaire, dont on ne voit pas les mains, comme souvent chez les personnages de Hopper. Cette absence des mains, qui est aussi l'absence d'action intelligible, suscite une frustration visuelle qui nous permet de faire travailler notre imagination. Elle génère également dans notre for intérieur une sensation de vide ou de mécanique sans importance. L'homme est-il en train de réagencer le présentoir, nettoie-t-il le tuyau et l'embouchure de la pompe ? Qui sait ? Et quelle importance ?
Qu'est-ce qui est important dans ce tableau ? C'est ce qu'on ne voit pas, ce que sous tend cette juxtaposition nocturne de lumières, de couleurs, d'objets improbables et la présence surprenante finalement, de cet homme en gilet, chemise et cravate,  qui semble accaparé par une tâche accessoire, tellement vaine qu'elle nous est cachée. L'homme, étranger, dans un monde fabriqué par des hommes qui prend de plus en plus d'emprise sur la nature, sur la foret, sur les herbes, sur les arbres, sur le ciel…
Soudain, j'ai l'impression  que dans ce monde éclairé, mécanique, coloré, tout peut arriver. J'ai souvent la même sensation lorsque je regarde une œuvre d'Hopper, tout semble tellement vide, sans signification apparente, sans nécessité vitale, que n'importe quel événement peut se produire, ce qui tout d'un coup donnerait un sens à la situation présentée. Tout se passe comme lorsqu'on assiste au lever de rideau sur une scène de théâtre : pendant quelques secondes, le spectateur regarde, il prend la mesure du décor, des éclairages, des personnages s'il y en a et pendant ces mêmes secondes il hésite, il est en attente de… Et bien Hopper est exactement le peintre de ces moments là. Tout est là et rien ne se passe encore. Le sens n'apparaît pas. Qu'arrive alors un personnage ou plusieurs, qu'il bouge, qu'il parle et d'un seul coup le sens jaillit, la familiarité naît, la vie apparaît. Mais à ce moment précis, Hopper est déjà parti, avec ses pinceaux, pour peindre une autre scène.
Le théâtre est aussi un des thèmes de prédilection de Hopper, ne l'oublions pas !



Two Comedians



Cette toile constitue le testament d'Hopper.
D'une part elle a été créée à l'extrême fin de sa vie. Elle met en scène deux comédiens, Hopper lui-même et son épouse Josephine.
C'est la fin de la pièce. Les deux artistes saluent avant de repartir dans l'inconnu du monde.
D'autre part, elle surprend, car elle est unique en son genre dans toute l’œuvre du peintre. Les deux comédiens sont face au public, ils expriment un besoin de communion, communion-complicité entre eux deux qui s'expriment par les deux mains qui se tiennent, mais aussi et surtout communion avec le public, public qui n'est pas peint sur la toile... et pour cause, ce public, c'est vous, c'est moi.  Hopper s'adresse à nous dans un élan désespéré : "Je vous ai montré ma vision du monde, j'ai essayé de la partager avec vous, maintenant c'est fini." Nous tirons notre révérence.
Le tableau tire toute sa puissance de ce qu'il ne montre pas. Et ce qu'il ne montre pas ici, c'est nous-mêmes, mais ce peut être aussi le vide. Rien ne dit qu'il y a des gens dans la salle. A nous de créer notre propre lecture, notre propre vision.
Ce qui est important dans ce tableau c'est la barrière que représente la scène. La présence de cette barrière et le fait que l'angle de vue montre les comédiens en contre-plongée génère en nous une idée de hors d'atteinte, mais aussi un sentiment de risque. Le comédien est au bord du vide, il peut tomber dans la fosse, peut-être même va-t-il tomber. le fait de ne pas voir les pieds de l'homme et de la femme renforce cette sensation de risque. Sensation accentuée par le jeu des couleurs. Les comédiens sont seuls, face à nous. Certes il y a le décor sur la droite, mais c'est un décor, ce n'est pas la réalité. La relation entre eux (les comédiens) et nous est totalement brute, expurgée de tout artifice, c'est l'heure de vérité.
Evidemment ces deux comédiens en appellent d'autres qu'on retrouve dans l'oeuvre d'Hopper, il y a là aussi un trait d'union qui met en évidence la cohérence de l’œuvre. La scène se situe dans un théâtre, lieu magique rempli de jeu et de lumière où des humains de rendent ensemble pour découvrir la vision que d'autres peuvent avoir de la vie. Le théâtre est un lieu de communion (avec les acteurs) et non un lieu d'incommunicabilité comme dans la salle ou dans la vie.
Bref cette dernière œuvre m'a ému, profondément. Hopper se livre à nous, avec celle qui fut sa compagne, pendant toute sa vie, sans artifice, il nous donne sa vérité, pure, puissante et indestructible.

LOUIS CALAFERTE, ECRIVAIN SCANDALEUX ?





Je ne me souviens pas avoir entendu parler de l'écrivain français Louis Calaferte, né en 1928 à Turin et mort à Dijon en 1994.
Il vécut les derniers années de sa vie dans un village de Bourgogne, Blaisy-bas, situé à quelques kilomètres de Salmaise, village où j'ai passé une partie de mes premières années d'enfance (remarque personnelle qui n'intéresse sans doute personne. Mais ça me " fait quelque chose" de savoir qu'un écrivain habitait à quelques encablures de la maison où j'ai vécu les meilleurs moments de mon enfance. Clin d'œil de l'amitié, involontaire certainement). Je viens en effet de découvrir ce fameux Calaferte grâce à un ami qui m'a offert récemment un de ses écrits  "La mécanique des femmes". 

Le thème
Dans ce livre qui traite de ce dont il est question dans le titre mais sous l'angle exclusif de la jouissance et de la sexualité, on peut trouver tout, c'est-à-dire le meilleur, et le contraire de tout, c'est-à-dire le pire. Tout est question de point de vue, de positionnement du lecteur.
La simple lecture des premières pages de ce livre nous fait nous interroger en tant que lecteur. Très vite en effet se pose la question : "Est-ce que j'arrête ? Est-ce que je continue ?"

Lire ou ne pas lire : pourquoi se poser cette question ?
Réponse à la page 3 : " Elle se jette dans mes bras. Corps souple. - Je viens de me faire enfiler, là, dans la rue. J'ai encore de son foutre séché entre les cuisses."

J'ai décidé de continuer ma lecture de ce livre qui n'est ni un roman ni un poème, ni un livre sur les femmes ni un récit pornographique, mais plutôt un texte fort bien écrit qui exprime les fantasmes d'un homme qui croit savoir comment certaines femmes vivent leur sexualité, leurs fantasmes, leurs obsessions.
 Il n'y a aucun personnage particulier dans le livre. Calaferte juxtapose des centaines de mini-récits, de poèmes, de réflexions sur le sexe et sur les rapports érotiques homme-femme vus sous l'angle de la femme. Toutes les sensations, tous les sentiments, tous les fantasmes y passent.
J'ai lu par curiosité. Et comme l'a dit un commentateur, en parcourant les 160 pages du livre, le lecteur passe par de multiples impressions : sourire, rire, rejet, dégoût, envie, curiosité,  incrédulité, révolte, admiration, répulsion etc.
Rarement en lisant un livre je suis passé par autant de sensations contraires, souvent en l'espace d'une ou deux minutes.

S'agit-il d'un livre écrit pour scandaliser le bourgeois ? S'agit-il d'un livre pour faire crier d'effroi la plupart des femmes ? S'agit-il de parler d'une facette de la vie, crûment, sans artifice,  en appelant un chat une chatte, comme le dit un autre commentateur ?
C'est au lecteur de faire son choix !

Quel a donc été mon choix ?
 L'analyse que je fais est que ce texte nous livre les fantasmes de Calaferte sur ce qu'il croit être les sensations et les obsessions érotiques de quelques femmes qu'il a pu côtoyer au cours de sa vie. Il y a certainement une forte part d'autobiographie dans les scènes qui sont décrites dans le livre.

- Pourquoi ne pas découvrir ces fantasmes de Calaferte ?
- Pourquoi ne pas entrer dans son tourbillon à mille facettes ?
- Pourquoi ne pas reconnaître son droit à l'expression trivialo-porno-érotique ?
- Parce que le contenu est violent, abject, obscène ?
- Parce que parler de bite, de pine ou de foutre cela nous dérange ?
- Parce que l'auteur nous transforme en voyeur ou en complice ?
Voila une infime partie des questions que pose la lecture de ce livre. C'est une littérature dérangeante, qui nous fait réagir, qui nous interpelle dans nos certitudes morales, dans nos propres fantasmes, dans notre propre approche de la sexualité. Tel était peut-être le but de Calaferte.
J'ai fait le choix de lire ce livre jusqu'au bout par curiosité, par tolérance, par amour de la littérature, par respect pour l'écrivain !

Le style
Quant au style et donc à la qualité d'écrivain de Calaferte, il n'y a pas de doute. Il y a du talent dans ce livre, il y a une originalité dans la forme. Un critique a émis cette opinion : " Styliste impénitent, l'écriture est ici dynamique et limpide, sève amoureuse qui célèbre son amour du sexe et des femmes. A la fois précis, intense, cru et détaché, Calaferte délivre un des essais les plus audacieux qui soit, sous forme d'un roman dont l'empirisme n'est plus à démontrer. Remarquable."
Je ne suis pas loin de partager cet avis dès lors qu'on a bien admis que "La mécanique des femmes" est " La mécanique des femmes selon Calaferte".
Je me promets d'aller plus loin et de lire d'autres livres de cet écrivain par trop méconnu.

mercredi 9 janvier 2013

EXPO HOPPER AU GRAND PALAIS

HOPPER EST SELON LE MOI LE PLUS GRAND PEINTRE AMERICAIN DU XXEME SIECLE. C'EST PEUT-ETRE UN LIEU COMMUN, MAIS CE N'EN EST PAS MOINS UNE CERTITUDE.

Cela étant dit, j'ai été bluffé par la qualité de cette exposition du Grand Palais. Une grande partie du mérite en revient au Commissaire Didier Ottinger.

Pourquoi un tel succès ?

D'abord par le nombre des œuvres présentées. Chacun sait que Hopper ne fut pas un peintre prolifique. Une centaine de toiles en tout, des dessins, des aquarelles... L'exposition réunit l'essentiel des œuvres du peintre, ce qui est exceptionnel.

Ensuite, la présentation chronologique qui permet de comprendre l'évolution artistique du peintre en passant progressivement des années de formation, à la maturité.
Ainsi voit-on au fil des œuvres exposées peu à peu prendre forme l'originalité de Hopper : le choix des couleurs, souvent très vives et contrastées, la construction des lignes droites, des courbes et des formes, la fascination pour les paysages, les maisons plantées dans des paysages déserts, des ports où viennent se superposer des portiques en ferraille, des grues, des rails, des entrepôts, des poteaux électriques, des champs où les blés ondulent sous l'effet du vent... et puis, enfin, des hommes, des femmes... qui semblent étrangers, décalés dans un monde où ils semblent posés, par hasard, sans comprendre pourquoi. Ils attendent, ils s'ennuient, ils ne se parlent pas, ils ne communiquent pas... à quelques exceptions près. Tout se passe comme si la réalité première du monde extérieur était la nature révélée par la lumière, les hommes n'étant que des corps vides et muets, dont l'absence au cœur du monde est également révélée par la lumière, lumière du jour, lumières de la nuit.
Tout cela c'est le monde d'Hopper, la vision qu'il a de son environnement, de ces hommes et de ces femmes qu'il côtoient en les ignorant, et qui l'ignorent également, lui, le peintre.
La réalité du monde échappe constamment à l'artiste dans sa complexité, comme en témoignent ces plans coupés, ces personnages dont on ne voit qu'une partie du corps, ces immeubles en partie masqués par des constructions improbables venues se juxtaposer l'une, l'autre. Ce monde extérieur, il le reconstruit à sa façon, à partir de sa vision propre, de ce qu'il ressent.
Dans ses "Notes sur la peinture ", il écrit : " Mon but en peinture a toujours été la transcription, la plus précise possible, des sentiments les plus intimes que m'inspire la nature." p.1 Notes datant de 1933 MoMa, New York.

Enfin, le talent même de Hopper emporte totalement mon adhésion. Je me suis interrogé sur ce que je ressentais devant certaines de ses toiles. J'en choisis trois. 
Mes préférences

[hopper3]
Soir bleu 1914

Ce tableau m'a réellement surpris car il tranche avec les autres oeuvres du peintre. Pour moi c'est un tableau universel qui n'est ni américain, ni français. C'est un tableau qui représente des personnages très typés, une sorte de microcosme, leurs regards ne se croisent pas, ils sont plantés là; les couples ne se comportent pas en couples, la femme fatale semble regarder avec distance la scène qui se déroule sous ses yeux.
Le lieu où est censée se situer la scène est la terrasse du parc de Saint- Cloud, endroit que fréquentait Hopper lors de son séjour parisien en 1914.
Le format inhabituel du tableau (c'est le plus grand jamais peint par Hopper) permet de restituer une vision panoramique qu'appelle à la fois le site de Saint-Cloud qui surplombe la Seine, mais aussi la diversité des personnages, voire ce qui les oppose.
Sans vouloir faire œuvre savante, on observe que le tableau est découpé en trois parties dans sa latéralité.
- Une première partie à gauche avec l'homme à la cigarette, le maquereau, représenté frontalement. Son regard fuit vers la gauche, il a sur la table devant lui un siphon comme on en voyait à l'époque dans les cafés et un pot d'allumettes. A sa droite, le dos du peintre.
Un poteau sépare la partie gauche de la partie droite, mais le peintre est à cheval sur les deux parties. Cela a-t-il un sens particulier ? L'artiste est-il un passeur ? L'artiste participe-t-il de plusieurs mondes qui s'ignorent ? A chacun d'interpréter.
- Dans la partie du milieu, on distingue quatre personnages. La femme fardée, outrageusement fardée, à laquelle peut faire écho le maquillage du clown. Dans ce cas les deux personnages pourraient avoir une parenté à la fois d'existence mais aussi de regard sur le monde. La femme fatale a sa propre vision du monde totalement teintée par la séduction et par l'amour, fut-il vénal, quant au clown, c'est l'artiste, qui a aussi sa propre vision qu'il projette et qui lui permet de sentir le monde de manière différente. C'est peut-être aller un  peu loin. Mais il ne faut pas se mettre des barrières. Une chose est certaine, selon Hopper, le clown le représente, lui. La femme et le clown sont tous deux représentés de face, mais ils ne regardent pas dans la même direction. Il n'y a aucune complicité entre la femme et les autres personnages de la scène.
Les trois personnages assis et la femme forment, malgré un groupe. Ils composent une figure à quatre côtés. Mais seule la femme est en position verticale. Qu'est-ce que cela signifie ? Qu'elle est ailleurs ? Qu'elle cherche à attirer les regards des trois hommes ? Qu'elle observe les billets de banque qu'il y a sur la table ? Cela reste une énigme. Enigme d'autant plus insoluble que ses mains sont cachées. Comme d'ailleurs celles des trois hommes attablés que l'on peut cependant imaginer en joueurs de cartes.

- Quant à la partie droite du tableau, elle représente un couple de gens aisés, des bourgeois parisiens, la femme a une robe dos nu et l'homme porte un costume avec nœud papillon. Ce qui surprend, lorsqu'on regarde bien le tableau, c'est la symétrie existant entre deux personnages : l'homme à la barbe rousse et au béret, dans la partie centrale et l'homme à la barbe noire et au nœud papillon dans la partie droite. Ils ne communiquent pas entre eux, mais ils symbolisent certainement chacun un style de vie. L'homme de gauche est vraisemblablement un artiste, un peintre, d'aucuns considèrent même que Hopper fait ici allusion à Van Gogh, lorsqu'il coupe l'oreille du peintre avec le poteau. Pourquoi pas ? C'est un clin d’œil.
La question qu'on peut se poser c'est pourquoi ces deux personnages sont en opposition, opposition dans l'attitude, opposition dans l'habillement, opposition dans l'orientation du visage et du corps et pourquoi le clown triste se trouve au milieu de la ligne horizontale qui les relie ? Y a-t-il un symbolisme derrière ces postures ? Le clown blanc alias Hopper est-il tiraillé entre l'art et le monde de l'argent ? Qui sait ?
- Reste le mystère du découpage verticale de la toile avec trois lignes bien distinctes : la barrière de la terrasse, la ligne des collines et le ciel. Le mon de des hommes, la nature et l'éther avec des lampions brinquebalants qui symbolisent peut-être ces êtres humains indécis, qui vont qui viennent, au hasard, au gré des forces qui les entraînent.
Pour les deux autres toiles que j'ai choisies, se reporter à l'article suivant.









lundi 7 janvier 2013

2013 : BIENVENUE SUR CE NOUVEAU BLOG CONTRASTES ET LUMIERE

2013, année du renouveau pour Contrastes et Lumière.

Plus d'impressions personnelles, plus de thèmes, plus de réflexions et plus d'échanges, tel est mon souhait.

Mais alimenter un blog n'est pas une chose simple. C'est une discipline et en même temps une oeuvre de création. Il faut donc du temps, de l'imagination et de la matière. Il faut aussi des outils performants.

Et puis, l'essentiel c'est la participation des lecteurs et les échanges qui en résultent. Et là, il faut avouer que la marge de progrès est importante. Hormis quelques fidèles, trop peu de lecteurs et trop peu d'échanges.

Voici les statistiques :
- Nombre de pages lues : 41 423
- Nombre d'articles : 753
- Nombre de commentaires : 405, soit 1 commentaire tous les deux messages. Peut donc mieux faire.

Mon objectif en 2013 est d'améliorer très sensiblement la participation. Je fais appel à vous chers lecteurs, chers amis pour soutenir cette démarche.

Bien à vous, bonne année 2013.